Mood #3

Gaufre de Liège - Tania Stoltz

Que fait une nutritionniste lorsqu’elle est en vacances chez ses parents, dans la ville où elle a fait ses études, dans son pays natal où résident encore pas mal de ses amis, anciens collègues et membres de sa famille ?

Eh ben elle se pète le bide vénère. Elle mange trop, matin midi et soir, elle honore les invitations, elle craque sur ses aliments préférés et madeleines de Proust qu’on s’applique à lui servir, elle finit la journée en PLS en se disant « demain j’arrête » parce que c’est humain, c’est normal de ne pas toujours pouvoir s’écouter, d’aller au-delà des signaux de la faim, de reprendre un morceau de ce plat qu’on n’a pas dans son nouveau chez-soi.

SPOILER ALERT : c’est pas grave parce qu’il y a la régulation.

C’est ce mécanisme physiologique qui fait qu’après quelques repas riches et copieux, le corps va spontanément mettre la pédale douce en nous encourageant à aller vers plus de légèreté, en envoyant la faim plus tard et la satiété plus tôt. Signaux, somme toute, subtils qu’il faut parfois réapprendre à écouter. Donc dépose ce smartphone, merci.

Cela dit, même si l’on est dans des circonstances particulières, sachez vous affirmer. Dire non, abandonner la nourriture en trop sans regret, sauter un repas si ça nous chante. On est plein de ressources (oui, même toi là-bas dans le fond). Et même si ça nous fait peur, la plupart du temps, on ne vexe personne. Et si on vexe quelqu’un : balec les frères, c’est vous le patron.

En attendant que je revienne de vacances vous pouvez me lire là : CLIQUEZ !

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